• Quand j’ai perdu ma thèse

    La thèse, c’est un état de tension permanent. Surtout quand tout est sur clef usb au cas où ton ordi plante (pas bête la guêpe – bientôt bac + 8 quand même). Ah, mais si je perds ma clef… (peut-être un peu bête alors…). Oui, c’est ce qui m’est arrivé le mois dernier : j’ai perdu mes avantages Sncf, la PSG a perdu en ligue des champions (mon pote Thomas en parle mieux que moi) et j’ai perdu ma clef usb lors d’un déplacement professionnel. Joli mois de la défaite !

    Je rentre d’une vacation d’interprétation et je m’installe rituellement à mon bureau prête à théser. Je la cherche, la thèse, et je ne la vois pas ! Ce n’est pas encore la fin. Je retourne mon 1er sac, puis mon 2ème sac (bah quoi, je suis une fille), mon sac de voyage, ma voiture, ma chambre (du coup, ça l’a rangée). Bref, j’avais chaud, très chaud. Cette fois-ci, c’est la fin. Le temps n’a plus de valeur, alors je le perds en traînant sur facebook… De fil en aiguille, je papote avec ma copine Anne-Laure, je lui raconte mes péripéties, et elle prie. Bien sûr, j’avais déjà prié, bien avant de retourner la maison et de ranger ma chambre, mais ça n’y faisait rien, je n’y croyais pas… Du coup, j’étais dans l’inquiétude. Pourquoi ? Parce que je me disais que Dieu n’allait pas répondre. Enfin si, il répond toujours… mais si ça se trouve il allait me mettre un stop. Genre il n’en a rien à faire. Genre, il y a plus grave, genre et si et si et si (mode fille « on » – mieux vaut ne pas être dans les parages !). Bref, ma foi était à moins dix sur une échelle de Ritcher de la foi de 1 à 10.

    Le lendemain, par  un concours de circonstances trop long à expliquer ici mais inattendu, j’ai retrouvé mon  bébé, euh ma clef usb dans la voiture de service. Non, je n’ai pas osé dérouler la métaphore avec le bébé… Mes copines qui sont mamans pourraient m’en vouloir en ce lendemain de fête des mères. Après une danse de la joie plutôt discrète mais tout autant enthousiaste (j’étais au travail quand j’ai appris la nouvelle !), je remercie Dieu, je remercie Anne-Laure. Elle me dit qu’en plus elle a prié vite fait –  genre elle n’a pas passé 2h à genou à implorer – même pas sûre qu’elle se soit mise à genou d’ailleurs. Je lui dis que c’est parfait, on était deux alors. Et ça nous confirme qu’il n’y a pas forcément besoin de multiplier les paroles vaines[1], hein.

    L’heure est au bilan et je me demande si Dieu m’a fait selon ma foi ou mon manque de foi ! Quand on sait qu’une foi de la taille d’un grain de moutarde peut déplacer une montagne, littéralement et métaphoriquement, bah la mienne, il fallait un microscope pour la voir… J’avais juste assez de foi pour demander à Dieu et dire pfffff tout de suite après. Mes « pffff » ont été entendus et exaucés positivement. Bref, ça n’empêche pas que Dieu m’ait souvent dit non explicitement, ou implicitement (là, c’est plus dur) alors que j’avais prié avec un niveau de français beaucoup plus élevé que des « pffff » et que j’étais à genou. C’est une autre histoire, un autre style de miracle ; le genre qu’on ne comprend pas ou qu’on comprend bien plus tard. Mais quand Il dit oui, et qu’on comprend tout de suite : Dieu que c’est bon !

    Et toi, tu lui demanderais quoi là tout de suite à Dieu ? Essaie et raconte-moi !

    Gardons latêtefroide,

    AA


    [1] « Dans vos prières, ne rabâchez pas des tas de paroles, à la manière des païens ; ils s’imaginent qu’à force de paroles Dieu les entendra. » (La Bible)

    Cet article a été posté le Lundi 30 mai 2016 à 9 h 30 min et est rangé sous Doctorat, La vie avec Dieu. Vous pouvez suivre toutes les réponses à cet article à travers le RSS 2.0 Flux. Vous pouvez Laisser une réponse, ou rétrolien de votre propre site.
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